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Publié par SNUDI FO 95

Groupes de Travail ministériels sur les métiers :
Des différenciations systématiques entre les différentes
catégories de PE: Directeur, CPC, PE en éducation prioritaire…
qui menacent le décret de 1990

 

Un temps de service différencié avec la multiplication d’obligations
de service différentes selon les métiers, selon les zones …


Le ministre annonce

- des décharges de service uniquement pour les enseignants du 1er degré exerçant dans les zones d’éducation prioritaire,
- l’annualisation des Conseillers Pédagogiques à 1607 heures et leur « recrutement » sur la base d’une fiche de poste spécifique à chaque PEdT,
- que les RASED deviendraient des « réseaux d’aide du socle » avec des psychologues
scolaires, des enseignants spécialisés E et G exerçant à la fois en école et en collège. Ce qui instaurerait une affectation sur un secteur et non sur un poste identifié.

Dans de telles conditions, que resterait-il du statut particulier des PE ?
que resterait-il du décret de 1990
et des garanties statutaires qui lui sont liées ?
Comment maintenir une dotation en poste pour chaque classe ?

 

 Le SNUDI-FO n’acceptera pas :
· que le décret de 1990 définissant les obligations de service des PE en 24 heures d’enseignement ne devienne qu’une vague référence sans véritable portée réglementaire;
· que le principe des 108 heures annualisées pour définir des missions territorialisées dans le cadre du PEdT devienne la norme ;
· que le principe « un maître/une classe » soit remis en cause au profit d’une dotation globalisée dont la gestion relèverait nécessairement du niveau local, qui ne pourrait être qu’un établissement autonome du type EPEP.


Si le ministre veut réellement réduire le temps de travail des PE et améliorer leurs conditions de travail, il suffit qu’il abroge le décret du 24 janvier sur les rythmes scolaires et qu’il abolisse les 108 heures annualisées !


A ne pas vouloir discuter, à ne pas vouloir négocier sur les revendications des personnels, à vouloir aujourd’hui remettre en cause le statut de toutes les catégories de personnels de l’Education nationale, le ministre crée lui-même les conditions d’un conflit d’ensemble et ne laisse à l’ensemble des personnels de l’Education nationale que la grève pour mettre en échec ses décrets, ses projets.