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Publié par SNUDI FO 95

CDEN "rythmes scolaires" du mardi 4 février
Le préfet muselle les syndicats !

 

Ce mardi 4 février a eu lieu un Comité Départemental de Education Nationale sur les rythmes scolaires, réunissant élus, représentants des personnels, représentants des parents d'élèves et l'administration, sous la présidence du préfet du Val d'Oise.

En entamant immédiatement l'ordre du jour prévu, le préfet du Val d'Oise a empêché que l'ensemble des organisations syndicales s'expriment à travers leurs déclarations liminaires détaillant leurs revendications.

Après avoir interpelé le préfet sur ce point
et considérant qu'il n'était pas possible de siéger face à un tel déni de démocratie, les représentants FO et CGT ont quitté le CDEN.
 
C'est un fait, et le préfet et la DASEN, comme le ministre, devront continuer à l'entendre : cette réforme des rythmes scolaires est massivement rejetée par les personnels car elle est inacceptable.

Voici donc la déclaration liminaire commune que le SNUDI FO 95 et la CGT Educ 95 souhaitaient faire lors de ce CDEN.

Le 19 décembre dernier, les fédérations FSU, FO et CGT du Val d’Oise refusaient de siéger pour indiquer leur opposition à la mise en place de cette réforme sur le département.
Aujourd’hui, les syndicats FO des enseignants et des territoriaux avec la CGT Educ’Action ont appelé à un rassemblement pour demander de suspendre l’application de cette réforme.
En 2014, nos organisations syndicales refusent toujours cette réforme car elle menace la sécurité des enfants (avec notamment la baisse du taux d’encadrement), dégrade les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels parce qu'elle désorganise les écoles, développe la confusion entre le scolaire et le périscolaire, et enfin aggrave toutes les inégalités : territoriales entre les communes, sociales pour les familles et de travail pour les personnels.
Dans le Val d'Oise, à ce jour, d’après les documents fournis pour préparer ce CDEN, seules 57 communes (sur les 147 qui n’appliquent pas encore le décret) ont transmis un projet d'organisation scolaire aux services de l’Education Nationale. Ce nombre réduit est sans conteste le signe d'une résistance ou d'une hésitation des communes, de toutes tailles, à appliquer la réforme ! Par ailleurs, parmi les 57 maires ayant rendu leur projet, combien seront encore élus dans deux mois, après les élections ? Que décideront leurs successeurs ? Confirmeront-ils ou modifieront-ils ces horaires ?
Au-delà de ces incertitudes, le document fait apparaître une multitude d’horaires différents synonymes d’une dislocation du cadre national de l’école. La lecture de ces horaires a au moins un mérite : plus personne désormais ne peut croire que le décret du 24 janvier 2013 est rédigé dans l’intérêt de l’enfant !
Qui pourrait expliquer à un esprit rationnel que le rythme biologique des élèves est différent d'un jour à l'autre de la semaine, différent d'une commune à une autre et même différent d'une école à une autre dans la même ville et que la pause méridienne nécessaire aux élèves va osciller dans les écoles du département entre 1h30 et 2h45 ?!
D'après les documents fournis aux syndicats, dans 6 communes (Beaumont sur Oise, Ecouen, Goussainville, Lisle Adam, Luzarches, Pierrelaye), les enfants conserveraient 6h quotidiennes de classe plusieurs fois par semaine... alors que d'après le ministre et les défenseurs de cette réforme, "tout le monde" s’en plaindrait… Dans le même temps, d’autres communes du Val d'Oise attendraient le résultat des élections municipales pour soumettre leur projet.
Par ailleurs, si la réforme était rédigée dans l’intérêt de l’enfant, pourquoi alors les écoles privées ne sont-elles pas tenues d’appliquer le décret ? A moins bien sûr qu’une étude chronobiologiste démontre que les élèves des écoles privées n’ont pas le même rythme que ceux des écoles publiques…
Dans l’immédiat, il est urgent d’arrêter les frais, de stopper une réforme qui ne peut aller, avec des horaires à géométrie variable que vers l’éclatement de l’école, le désordre programmé partout à la rentrée 2014 et la remise en cause généralisée du statut des enseignants (droits des collègues remplaçants et/ou à temps partiel notamment).
C’est le sens du communiqué national des organisations SNUDI-FO, CGT Educ’action, SNUipp FSU, FO et CGT territoriaux qui demande la suspension de la réforme.