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Publié par SNUDI FO 95

Rythmes scolaires : un constat alarmant établissant l'échec de cette réforme ; motion FO/FSU/CGT au CHSCT Val d'Oise du 14 avril 2016

Motion du CHSCT  du 14 avril

Face au silence ministériel actuel concernant le bilan de la mise en œuvre des « rythmes scolaires », les organisations syndicales du Val d'Oise FSU, FNEC FP FO, CGT Educ'Action, réunies lors du CHSCTD du 14 avril 2016 font un constat alarmant sur cette réforme, ses incidences sur les conditions de travail des enseignants et dérives qu’elle engendre :

  • Dégradation des conditions de travail des enseignants (concertations réunions, animations placées en fin d'après-midi du fait de l'école le mercredi matin, multiplication du nombre d'interlocuteurs (animateurs, référents...) impact sur l'organisation de la vie professionnelle le temps de préparation de la classe, sur le temps de recherche, impact sur la vie privée, sur le pouvoir d’achat, travailler plus pour gagner de moins en moins…). La fatigue et la dégradation des conditions de travail des enseignants augmentent considérablement les risques psychosociaux : le bilan médico-social des enseignants du 1er degré en atteste (multiplication des congés longs, des arrêts de travail...) Par exemple, dans notre département il existe 75 horaires différents dont la plupart ne sont que des ajustements d’un quart d’heure. Les journées restent donc chargées alors même que l’ajout du mercredi matin accroît le temps de présence des enseignants tant sur la journée que la semaine. Source de fatigue, difficultés de gestion du temps personnel, des charges supplémentaires (frais de garde, et/ou de déplacements) qui augmentent les charges financières des collègues sont autant de conséquences de la mise en place de cette réforme.

  • Ingérences des municipalités (définition des horaires des enseignants par les mairies et non plus nationalement, possibilité de changements annuels de ces horaires, utilisation des locaux scolaires dont les salles de classe pour le périscolaire...).

  • Dégradation de l'école maternelle : suppressions de postes et/ou modification des horaires des ATSEM (pour la mise en œuvre des TAP, au détriment du le temps scolaire qui n'est plus privilégié). En effet, les diminutions des postes ATSEM à l’école maternelle dégradent les conditions de travail des professeurs des écoles et engendrent un surcroit de tâches pour ces enseignants.

  • Fatigue extrême des élèves puisqu’il n’y a plus de coupure le mercredi, impossibilité, difficultés d’enseigner les savoirs complexes sur les deux derniers jours de la semaine, difficultés pour les jeunes élèves à identifier les différents temps ponctuant la journée, la semaine (temps de repos et de sieste insuffisants ou tronqués), sans oublier l’allongement du temps passé en collectivité pour des enfants aussi jeunes, avec des effectifs trop lourds. Par conséquent, les enfants sont moins disponibles pour les apprentissages et les conditions d'exercice des collègues s’en trouvent rendues encore plus difficiles.

  • Désorganisation générale de l'école en l'absence de cadrage national, renforçant encore plus les inégalités territoriales.

 

L'absence de cadre national est en grande partie responsable de l'échec de cette réforme et des dégradations constatées.

Ainsi, cette volonté de s'attaquer au cadre national de l'école par cette réforme des rythmes scolaires qui renforce les inégalités territoriales trouve un écho dans la réforme du collège tout comme dans les attaques actuelles contre le cadre national du « Code du Travail » ; définir les règles localement des règles différentes d'écoles en écoles, de collèges en collèges, et d'entreprises en entreprises, un point commun : casse du cadre national qui provoque l'alourdissement des responsabilités et la dégradation des conditions de travail au niveau local.

C’est pourquoi, avec les intersyndicales nationales, nos organisations syndicales réaffirment l'exigence d'abrogation de la réforme du collège et demandent le retrait du projet de loi Travail.

 

Pour sa part, face au constat alarmant établi en premier lieu par les personnels des écoles, le SNUDI FO 95 réclame toujours l'abandon de cette réforme et l'abrogation des décrets Peillon/Hamon sur les "rythmes scolaires".