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Publié par SNUDI FO 95

LIVRET SCOLAIRE UNIQUE NUMERIQUE :  le ministère lâcherait-il du lest ?  Le LSU doit donc être abandonné

LIVRET SCOLAIRE UNIQUE NUMERIQUE :

le ministère lâcherait-il du lest ?

Le LSU doit donc être abandonné

Dans tous les départements, les enseignants du 1er degré sont alarmés par les consignes diverses, variées et parfois contradictoires que l’administration dispense à propos de la mise en place du LSU. Ces directives aboutissent à ce que nombre de personnels aient décidé ou soient contraints de ne pas mettre en place ce LSU.

A juste titre, nos collègues considèrent que la mise en œuvre de ce LSU :

  • constitue une charge de travail supplémentaire importante non comptabilisée et non rémunérée

  • est une nouvelle formalité imposée aux enseignants de mise en œuvre de la loi de refondation de l’école du socle de la maternelle à la 3ème qui contrevient à la liberté pédagogique individuelle.

 

C’est dans ces conditions que le SNUDI-FO a pris connaissance de la note de la directrice générale de l’Enseignement Scolaire adressée le 1er décembre à tous les enseignants d’écoles élémentaires où il est notamment écrit :

« Les bilans périodiques peuvent être renseignés directement dans l’application nationale Livret Scolaire Unique (LSU) ou bien dans toute autre application, si vous en utilisez déjà une à cette fin ….

Si vous avez retenu la solution d’une autre application, vous pourrez à partir de celle-ci transférer les éléments constitutifs des bilans périodiques dans l’application nationale Livret Scolaire Unique lorsque ce sera nécessaire, notamment en cas de changement d’école ou en fin de cycle. Il n’y a donc pas nécessité à procéder dans l’urgence à ces transferts qui peuvent avoir lieu tout au long de l’année ».

Pour le SNUDI-FO, cette précision ouvre la possibilité pour chaque enseignant d’évaluer ses élèves avec les outils et moyens de son choix et au rythme où il le souhaite, sans utiliser la mouture ministérielle du LSU.

C’est donc en référence à la note de Mme la directrice de la DGESCO, que le SNUDI-FO défendra donc tout enseignant qui se verrait injustement ennuyé parce qu’il n’utiliserait pas la version ministérielle du LSU.

En tout état de cause le SNUDI-FO demande avec la FNEC FP-FO, l’abandon total de la référence officielle au LSU.

Montreuil, le 9 décembre 2016

 

 

 

Au conseil supérieur de l’éducation du 17 novembre le secrétaire général du ministère n’a pas démenti l’information selon laquelle « la version numérique du LSUN n’est pas immédiatement obligatoire. Seul le bilan de fin de cycle est incontournable. »
Rappelons qu’aucun texte réglementaire n’indique le caractère obligatoire du livret scolaire sous forme numérique, d’autant que le CHSCT ministériel n’a pas été saisi !

En lien avec le socle commun et les nouveaux programmes, les enseignants sont sollicités par leur hiérarchie pour mettre en place de nouvelles modalités d’évaluation des élèves avec le livret scolaire unique (LSU) en élémentaire et au collège.
Surcharge de travail et remise en cause de la liberté pédagogique
Ce nouveau dispositif engendre une nouvelle surcharge de travail importante pour tous les enseignants, remet en cause leur liberté pédagogique et soulève de nombreuses interrogations de la part notamment des directeurs d’école chargés de le piloter.
Les directeurs assimilés à des chefs d’établissements
Ainsi des DASEN expliquent que le LSU doit être mis en place et renseigné « sous la responsabilité du directeur ». Or « l’appréciation de l’acquisition progressive des connaissances et des compétences [qui] s’exerce par un contrôle continu assuré par les enseignants » relève des missions des inspecteurs de circonscription et non du directeur.
Cette mission supplémentaire, qui dérogerait au décret du 24 février 1989 définissant la fonction de directeur, enseignant chargé de classe pour l’immense majorité, confirme que la « simplification des tâches des directeurs » toujours évoquée par le ministère n’a aucun rapport avec l’ « allègement » des tâches revendiqué par les collègues.
Avec le LSU, le directeur devrait : « synchroniser la base élèves et la base enseignants, paramétrer les périodes, sélectionner le type d’import en cas d’utilisation d’un logiciel privé de suivi des acquis des élèves…,vérifier et verrouiller chaque bilan une fois que l’enseignant en aura terminé la saisie pour en autoriser l’impression et en cas de déménagement, en fin de cycle 2 et de CM2, s’assurer du transfert du livret vers l’application nationale, vérifier que le livret scolaire est complet, consulter le rapport d’exécution... ». Autant de nouvelles tâches qui vont aggraver leurs conditions de travail et transfèrent aux directeurs d’école des responsabilités de chefs d’établissement qui ne relèvent pas de leur fonction (PPMS, DUER, AFFELNET...).
La ministre contrainte d’annoncer un report
« la version numérique du LSUN n’est pas immédiatement obligatoire (…) »
Au CSE du 17 novembre le secrétaire général du ministère n’a pas démenti l’information selon laquelle « la version numérique du LSUN n’est pas immédiatement obligatoire, seul le bilan de fin de cycle est incontournable.» (qui ne sont toujours pas disponibles…).
Sans saisine du CHS-CT Ministériel, pas de LSUN !
Rappelons qu’aucun texte réglementaire n’indique le caractère obligatoire du livret scolaire sous forme numérique.
De plus l’introduction de toute nouvelle technologie comme le livret scolaire numérique, est conditionnée à la consultation du CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité Conditions de Travail) en application de l’article 57 du décret n°82-453 :
« Le comité est consulté : 2°- Sur les projets importants d’introduction de nouvelles technologies et lors de l’introduction de ces nouvelles technologies, lorsqu’elles sont susceptibles d’avoir des conséquences sur la santé et la sécurité des agents. »
En l’absence de la mise en oeuvre de ce préalable réglementaire, aucune mise en oeuvre du LSUN n’est possible et son utilisation ne peut revêtir de caractère obligatoire pour les personnels.
Le SNUDI-FO s’est adressé à la ministre pour lui demander de suspendre la mise en place du LSU, seule solution permettant le respect de la réglementation et de la liberté pédagogique.

Vous pourrez lire ci-dessous (4 pages) l’analyse du SNUDI-FO concernant ce livret scolaire unique. Contactez le SNUDI-FO 95 pour toute question !

 

FO demande l'abandon du dispositif car le LSUN c’est :     

·         Une charge de travail supplémentaire invraisemblable pour les enseignants
·         La poursuite de la mise en place du télétravail: après la formation M@gistère, le bilan

 

          numérique périodique
·         La remise en cause de la liberté pédagogique individuelle
·         Une charge supplémentaire pour les directeurs qui sont assimilés à des chefs
          d’établissement puisqu’ils prennent la responsabilité de l’établissement du LSUN
·         La remise en cause de l’indépendance des fonctionnaires qui peuvent voir commenter
          les bilans présentés par les élus ou les parents