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Publié par SNUDI FO 95

En pleine crise sanitaire, la colère monte contre les mesures qui ont conduit au désastre actuel dans l’hôpital public, notamment les fermetures de lits. La colère monte contre l’incurie du gouvernement.
La colère monte aussi dans l’enseignement où, comme si de rien n’était, des comités techniques sont actuellement convoqués pour supprimer des centaines de postes dans le 1er degré, dans le 2nd degré, chez les personnels administratifs…
C’est dans cette situation que le ministre Blanquer a dû annoncer le 27 mars : « nous revoyons les opérations d’ouvertures et de fermetures de classes ».
La FNEC-FP FO s’est immédiatement adressée à lui pour exiger le report des comités techniques programmés afin qu’ils aient lieu après la crise sanitaire, l’annulation des fermetures de classes et de toutes les suppressions de postes, les créations de postes nécessaires dans les écoles, établissements et services.
Le ministre a informé mardi 7 avril les organisations syndicales de la création de 1 248 postes dans le 1er degré, contre 440 prévus initialement.
Devant le tollé que les projets de carte scolaire suscitaient dans les départements, devant la multitude des initiatives souvent intersyndicales, dans lesquelles les syndicats de la FNEC FP-FO ont pris toute leur place en agissant, même parfois seuls, pour exiger le report des comités techniques et les créations de postes nécessaires, le ministre a été contraint de créer presque quatre fois plus de postes que prévus dans le premier degré.
Cette annonce est à mettre au compte de la colère qui monte dans le pays, de la résistance qui s’est exprimée, même dans la situation de confinement et de fermeture des écoles et établissements.
Mais les 1248 postes supplémentaires ne permettront néanmoins pas d’améliorer significativement les conditions de travail des personnels du 1er degré, de nombreuses fermetures de classes étant maintenues. Le ministre ne prévoit aucune création de poste d’enseignants dans le 2nd degré alors que les suppressions déjà décidées sont inacceptables. Il ne prévoit non plus aucune création de postes de personnels administratifs de PsyEN, de CPE, de personnels de direction, d’assistantes sociales, d’infirmières, de médecins de l’Education Nationale, de personnels de laboratoire…

Le compte n’y est pas et loin s’en faut !
Alors que l’hôpital public est aujourd’hui au bord de la rupture du fait des fermetures de lits organisées depuis des années, la FNEC FP-FO n’accepte aucune fermeture de poste dans l’Education Nationale et revendique les créations de postes à hauteur des besoins.
La destruction des services publics doit cesser !
Les personnels veulent la satisfaction de leurs revendications, pas des opérations de communication !
La FNEC-FP FO appelle tous ses syndicats à poursuivre leurs interventions pour exiger les créations de postes nécessaires et décide de s’adresser au ministre en ce sens.

Courrier intersyndical FO, FSU, CGT, UNSA au DASEN du 95

le 8 avril

Monsieur le directeur académique,

Le Président de la République, son premier Ministre, le Ministre de l’Education Nationale ont, semble-t-il, découvert les vertus des services publics et ne tarissent pas d’éloges sur celui-ci et de remerciements aux agents qui assurent le service de manière exemplaire dans la situation exceptionnelle de crise sanitaire que nous traversons.

Pourtant, dans cette période difficile où la priorité est d’assurer la santé de la population et de protéger toutes celles et ceux qui y contribuent, le ministère de l’Éducation nationale compte mettre en oeuvre la carte scolaire dans les écoles du 1er degré. Comme si de rien n’était...

De plus, la dotation académique initiale de 127 ETP pour le Val d'Oise avec environ 1600 élèves supplémentaires ne répond pas aux besoins des écoles. Elle est largement insuffisante pour permettre l'ouverture des classes nécessaires : les effectifs augmentent pour les classes dédoublées, pour celles en co-intervention, de nombreuses classes ne peuvent pas ouvrir...

La dotation supplémentaire de 22 postes pour l'académie de Versailles indique que le Ministre Blanquer n'a pas décidé de reconsidérer la première dotation académique largement insuffisante.

Le 27 mars, le ministre Blanquer annonçait qu’"aucune fermeture de classe ne serait acté dans les communes de zones rurales de moins de 5 000 habitants, sans l’accord du maire". De fait, suite à ces annonces, vos services ont annulé des fermetures prévues en milieu rural. Mais cela se faisant à moyens quasi-constants, ces fermetures annulées d’un côté vont de fait être répercutées ailleurs !

Alors que la date de retour dans les écoles reste incertaine, alors que le confinement crée une situation anxiogène pour tous, le Ministre Blanquer doit prendre de réelles mesures exceptionnelles.
Après avoir pris connaissance de la ridicule dotation supplémentaire pour notre académie, nos organisations syndicales FSU, FNEC-FP FO, UNSA Education et CGT Educ’Action du Val d’Oise ne siégeront pas au CTSD prévu ce jeudi 9 avril.

Veuillez agréer, Monsieur le directeur académique, l’expression de nos salutations respectueuses.

Les organisations syndicales membres du CTSD du Val d’Oise

Courrier intersyndical FSU, FO, CGT, SNALC, SUD, FAEN, au ministre Blanquer

le 8 avril

Monsieur le Ministre,

Les organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action, SNALC, Sud Education et FAEN constatent que les personnels font face à une crise sanitaire sans précédent en assurant la continuité du service public (enseignement à distance, continuité administrative, suivi, orientation, accompagnement social des élèves, etc.), en accueillant pour certains les enfants de soignants (le plus souvent sans protection, sans réel suivi médical ni dépistage malgré les demandes portées par nos organisations).

C’est dans ces circonstances que se tiennent des CTA (comités techniques académiques), des CTSD (comités techniques spéciaux départementaux) pour décider des ouvertures et fermetures de postes.
Le Président de la République a lui-même reconnu la nécessité, dans le contexte actuel, de « changer de logiciel ».

Comme vous l’avez déclaré le vendredi 27 mars dans une interview télévisée, étant donné les circonstances actuelles, « nous revoyons les opérations d’ouvertures et de fermetures de classes », « il n’y aura aucune fermeture de classe en milieu rural sans l’accord du maire » et « il faut reconsidérer l’équilibre ouvertures/fermetures en milieu urbain. »

C’est donc de moyens supplémentaires que l’Education Nationale a besoin dans la situation que nous vivons. Les moyens budgétaires de la rentrée 2020 doivent être revus à la hausse pour qu’il n’y ait pas de suppression de postes.
En conséquence, nous demandons que toutes les dotations soient réévaluées dans ce sens.
Nous avons pris acte de la dotation supplémentaire de 1248 postes dans le premier degré. Cela montre bien que la carte scolaire du premier degré ne pouvait avoir lieu avec la dotation initialement prévue. Pour autant, pour nos organisations, cette dotation reste insuffisante pour couvrir tous les besoins et doit être à nouveau abondée.

De plus, les dotations supplémentaires ne peuvent se restreindre au seul premier degré. Les besoins indispensables concernent tous les corps. La période de confinement a accru les inégalités et nous avons besoin de conditions pédagogiques diversifiés, de diminution des effectifs par classe. Ces besoins doivent se traduire par des personnels supplémentaires et non par le recours à des heures supplémentaires.
Dans les écoles, les établissements et les services, des dotations supplémentaires doivent avoir lieu, afin de préparer au mieux la rentrée 2020 qui aura un caractère nécessairement exceptionnel.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.