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Publié par SNUDI FO 95

Déclaration commune du SNUDI-FO 95 et de la CGT Educ’action 95


Monsieur le Préfet, madame la Directrice académique,

De CDEN en CDEN sur les rythmes scolaires, les horaires et les organisations de la
semaine scolaire passent, trépassent et ne se ressemblent pas… A la lecture du nouveau
document de travail répertoriant les nouveaux horaires, il semblerait donc qu’il y ait presqu’autant de rythmes différents - censés permettre, rappelons-le, l'amélioration des conditions d’apprentissages des élèves - que de communes voire d’écoles dans le Val d’Oise. Tout cela laisse perplexe et pour le moins dubitatif. Que comprendre sinon qu'il n'y a aucune portée universelle à cette réforme à géométrie tellement variable qu'elle en est absurde ? Les élèves seraient-ils si différents d'une commune à l'autre, voire d'un quartier à l'autre, voire d'une rue à l'autre ?
Aujourd’hui, les faits sont là : plus personne ne peut prétendre que la réforme Peillon-Hamon a quelque chose à voir avec l’intérêt ou le rythme de l’enfant. Les enseignants fonctionnaires d’État et l’École publique sont placés sous la tutelle des municipalités qui la plupart du temps ne sont pas demandeuses de cette «réforme». Il est fini le temps des arguments pédagogiques ou chronobiologiques pour défendre cette réforme. Aujourd’hui le seul argument qui est avancé est légaliste et autoritaire : « c’est la loi et il faut l’appliquer ».
Pourtant, les enseignants avec leurs organisations syndicales l’ont exprimé massivement à
travers des grèves nationales, des rassemblements… : les décrets Peillon et Hamon sont
destructeurs, à la fois pour les conditions de travail de tous les personnels, mais aussi pour les conditions d'apprentissage des élèves ou de simple bien-être des enfants. Il faut stopper cette réforme pour éviter le désastre à la rentrée.
C'est le sens de ce qu'ont affirmé ensemble les parents d'élèves, les atsems, les animateurs, les enseignants de Bezons, à l'appel de la CGT Territoriaux, de la CGT Educ'action 95 et du SNUDI-FO 95 :
- en rassemblant des centaines de signatures en quelques jours pour demander au maire
de ne pas appliquer la réforme
- en se rassemblant à 200 le mercredi 4 juin devant la mairie, les animateurs étant en grève à 100% ce jour là.
- en étant en grève tous ensemble le mercredi 11 juin avec un nouveau rassemblement.
Précisons que les débrayages ont continué pour les agents communaux les deux jours qui ont suivi. Car la réforme induit pour eux du travail supplémentaire non payé, au rabais, en posant des problèmes graves de fonctionnement quotidien, de sécurité notamment.
Ce qui se passe à Bezons est en maturation dans bien d'autres villes du département en cette fin d'année scolaire. On peut citer Pontoise ou Cergy, où des pétitions réclamant des maires la nonapplication de la réforme à la rentrée prochaine rassemblent des signatures nombreuses, cependant que s'organisent des rassemblements et des délégations.
Depuis quelques jours, le ministre Hamon est obligé, et c’est une véritable preuve de faiblesse, d’intervenir quotidiennement dans les médias pour menacer tous ceux, enseignants, parents, agents territoriaux et maires qui continuent à exiger que soit stoppé le processus d’explosion de l’Education Nationale.
Selon le ministre Hamon, le dossier des rythmes scolaires serait clos. Dans le Val d’Oise,
tous les horaires seraient fixés et arrêtés ce jour, parfois imposés par l’IA DASEN… Certes.
Cependant, rien n’indique que la rentrée de septembre pourra se faire convenablement. C’est plutôt tout le contraire. Sans même évoquer le fond du dossier - la municipalisation de l'école au sein d'une réforme territoriale qui consiste pour le gouvernement de l'austérité à transférer des charges financières massives et à détruire les statuts des personnels et les qualifications - tous les problèmes quotidiens dénoncés par nos organisations syndicales FO et CGT vont surgir avec acuité en septembre (mutualisation des locaux, utilisation des salles de classe pour le périscolaire, désorganisation des écoles, problèmes d’encadrement des enfants et donc de sécurité, recrutement d’animateurs etc.). En maintenant sa réforme, le ministre prend la responsabilité d’une rentrée chaotique.
Nous ne pouvons nous résoudre à ce que la rentrée scolaire s’effectue dans ces conditions. Dans les écoles du Val d’Oise, le désarroi et la colère des collègues sont immenses.
L'inquiétude des parents d'élèves commence également à s'exprimer.
C’est pour cette raison que nous avons appelé les enseignants avec les agents territoriaux à se rassembler aujourd’hui lundi 16 juin pour rappeler qu’ils refusent que cette réforme s’applique. Mercredi 18 juin, les organisations syndicales de région parisienne FO et CGT avec Solidaires appellent les personnels enseignants et territoriaux à se rassembler au ministère. Non le dossier n’est pas clos.
Pour le SNUDI FO et la CGT Educ’Action, l’arrêt de cette réforme et le retrait des décrets restent une exigence. Le plus tôt sera le mieux.